Conférence ABC-Luxe: Internet et le Luxe

abcluxe.jpgAbc-luxe a réuni lors d’une Conférence des experts du référencement, de l’hébergement et des stratégies marketings afin de faire le point sur les bonnes pratiques à adopter… Résumé.

1) Aujourd’hui, ce n’est plus la réticence vis-à-vis d’un média jugé trop populaire mais la crainte d’un défaut de maîtrise qui freine le développement des sites des marques de luxe sur Internet via des sites vitrines ou marchands. Ignorance des structures et faible maîtrise du fonctionnement engendrent une appréhension qui freine leur lancement.

Evidement, l’éventail des possibilités qu’offre le Web 2.0 du point de vue collaboratif implique que les marques se risquent à communiquer différement voire avec audace, à créer du buzz, etc. C’est a priori sur ce point que les enseignes du luxe restent frileuses: le buzz autour d’une information a pour vocation de passer de mains en mains, de se déformer, de prendre de l’ampleur… A l’instar des stratégies de contrôle d’une image.

2) Le rôle d’Internet est d’accompagner l’achat et non de supplanter le contact physique en boutique. En effet, les internautes viennent tout d’abord sur les sites pour, dans l’ordre, y chercher des images, puis des prix et enfin pour acheter.

Il est effectivement délicat pour les marques de luxe de visualiser un second circuit de distribution, dont l’aspect « sélectif » serait diffilement contrôlable et qui ne viendrait pas cannibaliser le premier. Je reste persuadée que les deux circuits de distribution peuvent se rendre des services selon un schéma d’échanges de bons procédés… Par exemple: Internet permet à un visiteur de se faire une idée des produits de la marque, de son image et incitera le futur acheteur à se rendre en boutique pour toucher l’objet/avoir un contact vendeur/ etc, la transaction étant onéreuse. Inversement, Internet permet en étant une vitrine virtuelles, la diminution des coûts de stockage des produits. Le circuit retail pourra à loisirs utiliser le web pour écouler un stock trop encombrant, pousser à la vente un article ou encore réserver à son site la vente exclusive de produits qu’elle ne désire plus en boutique (accessoires par exemple). C’est, à mon sens, par ces manoeuvres de distribution de produits que le luxe pourrait continuer de maîtriser son image…

3) L’aspect technique (hébergement, référencement, mots clés,..) est le facteur clé de succès d’un projet de luxe sur le Net.
Raphaël Richard met en garde contre le parasitisme, l’utilisation abusive de mots clefs, le risque de « position squatting »… et précise que les bons référenceurs ont toujours une longueur d’avance pour anticiper les nouvelles techniques de référencement qui apparaissent chaque année. Quant à Benoît Guignard, fondateur de I-Nove, société spécialisée dans l’hébergement sur Internet, il insiste sur l’importance de l’architecture technique et de l’hébergement pour assurer un retour sur investissement maximum et garantir la performance du site.

4) Le site Internet d’une Maison de luxe doit être considéré comme un outil complémentaire dans la stratégie marketing mais en aucun cas comme un média secondaire.
Il reste enfin à noter que, si les maisons de luxe ne voient plus aujourd’hui Internet comme un mal nécessaire, il leur reste encore à découvrir tous les avantages en termes de relation client qu’elles peuvent en tirer, voire extrapoler de nouvelles manières de dialoguer avec leurs clients.

Internet devra être perçu avant tout comme un extraordinaire outil de CRM qui permet de mieux connaître, mieux servir et mieux dialoguer avec les clients, à savoir les éléments clés d’une stratégie de luxe.

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